Avec le soutien de l’organisme Movember, le Dr Donald McCreary a entrepris une étude exploratoire qui examine l’efficacité des programmes actuels de santé mentale et de prévention du suicide qui utilisent une approche de prévention et d’intervention précoce, offerts aux premiers répondants et aux anciens combattants, au Canada, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Irlande, et au Royaume-Uni.

L’étude s’est donné 5 objectifs fondamentaux :

  1. Déterminer les types de programmes communs de prévention en santé mentale, d’intervention précoce et de prévention du suicide, utilisés par les premiers répondants et les anciens combattants.
  2. Déterminer les programmes similaires offerts aux familles des premiers répondants et des anciens combattants.
  3. Examiner les éléments de preuves de l’efficacité des programmes offerts.
  4. Résumer les éléments de preuves et identifier des programmes prometteurs autant pour les employés que pour leurs familles.
  5. Définir les lacunes possibles des programmes existants. 

L’étude a été effectuée en 3 étapes :

  1. Définir la recherche existante qui appuie les programmes de prévention et d’intervention précoce.
  2. Interviewer les Experts en la matière (EM) de chaque pays sur les programmes disponibles, leur validité, et les lacunes des connaissances actuelles.
  3. Explorer Google et les médias sociaux (LinkedIn, Twitter, et Facebook) afin d’obtenir des informations supplémentaires sur les programmes. 

Qu’a-t-on trouvé?

En examinant la littérature existante, on a trouvé ce qui suit :

  • L’examen de la littérature scientifique a révélé qu’il y a peu de preuves de l’efficacité globale en matière de programmes en psychoéducation et de programmes basés sur la compétence.
  • N’importe quel effet produit sur la santé mentale des participants tend à être petit et diminue avec le temps (> 1 mois).
  • Les programmes d’intervention précoce avaient peu d’impact sur la diminution de la mauvaise santé mentale chez les premiers répondants.
  • La plupart des programmes de prévention du suicide en milieu de travail n’avaient aucune incidence ou efficacité, surtout parce que ces genres de programmes ne sont généralement pas évalués pour leur efficacité. 

En discutant avec les EM, les thèmes suivants sont ressortis :

  • Aucun programme scientifiquement validé de prévention en santé mentale n’est offert.
  • Tout le monde semble travailler pour leur propre compte.
  • Les organismes tentent de trouver l’équilibre entre effectuer le travail et protéger les gens.
  • Personne ne semble être au courant du peu d’éléments de preuves pour ces programmes.
  • Les différences de gendre doivent être considérées lors du développement des programmes.
  • Des différences de groupe pourraient exister concernant les attentes de prévention.

Un examen de la littérature et des entrevues de la recherche auprès des EM identifie aussi une gamme de lacunes des connaissances dans notre compréhension des programmes actuels de prévention et d’intervention précoce pour la santé mentale des premiers répondants, des vétérans, et de leurs familles. Ces lacunes comprennent : le manque de données de qualité sur la prévalence, l’attention restrictive portée sur le TSPT, le manque d’éléments de preuves sur les programmes existants, le manque d’attention envers les familles, et le manque de compréhension des barrières organisationnelles.

Quelles mesures prendre maintenant?

L’examen a démontré que plusieurs organismes reconnaissent l’importance du fardeau en santé mentale auquel font face ces groupes et essaient de régler le problème. Toutefois, les programmes de prévention et d’intervention précoce semblent être utilisés sans s’assurer qu’ils fassent ce qu’ils affirment faire. Les programmes tendent aussi à se concentrer sur l’employé, imposant ainsi aux individus le fardeau de maintenir leur propre santé psychologique. Le rapport fait huit recommandations pour les étapes à venir :

  1. De meilleures données sont nécessaires afin de surveiller la santé mentale.
  2. Prioriser l’évaluation des programmes et du développement des normes d’évaluation.
  3. Aller au-delà de se concentrer sur les événements traumatisants.
  4. Aller au-delà de cibler les TSPT.
  5. Établir des programmes distincts centrés sur la prévention du suicide.
  6. Les organismes ont besoin de meilleurs programmes ciblés pour les vétérans.
  7. Les familles ont besoin de plus que le simple accès à un Programme d’aide aux employés (PAE).
  8. Les différences de gendre doivent être considérées lors du développement des programmes.

 


 La formulation d’origine de ce résumé exécutif a été modifiée et abrégée pour le présent résumé non scientifique.

Pour lire le résumé exécutif (en anglais), visitez le: cliquez ici s’il vous plait

Pour plus d’information sur le rapport complet ou pour en obtenir une copie, veuillez contacter: andrea.tuch@movember.com

Pour en savoir plus sur Movember et leurs initiatives en santé mentale, visitez le: www.ca.movember.com

Rapport d’origine : McCreary, D.R. (2019, August). Veteran and first responder mental ill health and suicide prevention: A scoping review of prevention and early intervention programs used in Canada, Australia, New Zealand, Ireland, and the United Kingdom. British Columbia, Canada: Donald McCreary Scientific Consulting.

Résumé préparé par : Kossick, E., Martin, R., et McCreary, D. – Octobre 2019