QU’EST-CE QU’UNE BLESSURE DE STRESS OPÉRATIONNEL?

Un événement possiblement traumatisant (ÉPT) représente un événement typique impliquant des expériences directes ou indirectes de mort ou de menaces de mort, de blessures graves, ou de violence sexuelle. Nous utilisons le terme « possiblement », parce que, pour qu’un événement soit perçu comme traumatisant ou non dépend beaucoup des individus et des variables contextuelles ; de plus, les individus et les variables contextuelles changent énormément avec le temps. Dans certains cas, l’exposition à un ÉPT peut causer un trouble de stress post-traumatique (TSPT).

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Trouble de stress post-traumatique (TSPT) réfère aux symptômes extrêmement variables de stress ou de détresse qui peuvent se manifester après l’exposition à un événement possiblement traumatisant (ÉPT).

Une personne exposée à un ou plusieurs événements possiblement traumatisants (ÉPT), et qui souffre d’un trouble de stress post-traumatique (TSPT), pourrait développer des problèmes psychologiques persistants conformes aux symptômes d’une blessure de stress post-traumatique (BSPT). Si l’exposition s’est produite dans le cadre de travail, de fonctions opérationnelles ou de déploiement, la BSPT peut alors être identifiée plutôt comme une blessure de stress opérationnel (BSO).

Dans certains cas, les blessures de stress post-traumatiques (BSPT) peuvent être assez graves pour que les symptômes correspondent aux critères de diagnostic d'un ou de plusieurs troubles de santé mentale, notamment, mais non exclusivement, le trouble de stress post-traumatique (TSPT), le trouble dépressif majeur (c.-à-d. la dépression), l'anxiété généralisée, le trouble panique, le trouble de l’adaptation, et l’alcoolisme ou la toxicomanie.

Le personnel de la sécurité publique inclut, sans s’y limiter, l’Agence des services frontaliers du Canada, les agents et les travailleurs correctionnes, les agents de police municipale et provinciale, les agents de la GRC, L’Association canadienne du renseignement et de la sécurité, les opérateurs de centre d’appels d’urgence, les paramédics (y compris les répondants médicaux d’urgence), les pompiers (y compris les pompiers volontaires), les répartiteurs, les techniciens en soins médicaux d’urgence, ainsi que toutes les équipes qui soutiennent les efforts de première ligne.

Tous les problèmes de santé mentale ne sont pas des blessures de stress post-traumatiques (BSPT) ou des blessures de stress opérationnel (BSO). Les personnes qui font carrière dans la sécurité publique peuvent présenter des symptômes compatibles à ceux d'un trouble de santé mentale, sans toutefois d’ÉPT distinct. Les personnes qui font carrière dans la sécurité publique peuvent développer des symptômes conformes à ceux d’un trouble de santé mentale non lié à leur service. Par exemple, une BSPT peut apparaître à la suite d’un ÉPT qui se produit dans votre vie personnelle.

Les membres du personnel de la sécurité publique ne développeront pas nécessairement tous une BSO, mais les BSO peuvent être plus fréquentes chez les membres du personnel de la sécurité publique (PSP) qu’on ne l’avait pensé. Une étude récente tenue au Canada a dévoilé que, basé sur les questionnaires de dépistage existants, près de 44,5 % des membres du personnel de la sécurité publique participants ont rapporté souffrir de symptômes associés à au moins un problème de santé mentale.

Vous trouverez sur ce site Web des informations concernant certaines BSO, dont le TSPT. Cliquez sur les liens pour en savoir plus sur le TSPT, comment le traiter, et comment accéder aux ressources pertinentes si vous ou quelqu’un que vous connaissez avez besoin d’aide.

RÉFÉRENCES ET LECTURES SUPPLÉMENTAIRES


QU’EST-CE QUE LE TSPT?

Le trouble de stress post-traumatique (TSPT) se manifeste par un groupe de symptômes qui peuvent survenir à la suite de l’exposition à un événement possiblement traumatisant.

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QU’EST-CE QU’UN ÉVÉNEMENT POSSIBLEMENT TRAUMATISANT?

Quand un professionnel de la santé évalue si quelqu’un souffre de TSPT, il considère souvent l’expérience ou la situation qui aurait provoqué les symptômes. Un événement traumatisant est différent du stress ou de la pression d’une journée normale. Le traumatisme possible apparaît habituellement après avoir fait l’expérience ou avoir été témoin de blessures graves; avoir senti que sa vie ou celle d’autrui est en danger; ou après avoir été témoin d’un meurtre, d’un suicide ou d’un accident mortel. Des événements comme les catastrophes naturelles peuvent aussi être traumatisants.

Les types d’événements possiblement traumatisants pouvant mener au TSPT se vivent souvent en personne, mais pas toujours. En effet, certains emplois exigent que l’on soit constamment exposé à des comptes-rendus de blessure ou de mort, comme par exemple, un opérateur de centre d’appel pour le 911 ou un développeur de photos de scènes de crime pour une escouade policière.

Les expériences traumatisantes n’entraînent pas toutes un TSPT. En effet, parmi la population générale d’Amérique du Nord, la plupart des gens (soit, 50 à 90 %) feront l’expérience d’un ou de plusieurs événements possiblement traumatisants au cours de leur vie : par contre, relativement peu d’entre eux (soit, 5 à 10 %) développeront un TSPT. Même ceux qui poursuivent une carrière où ils sont plus régulièrement exposés à des événements traumatisants, comme les membres du personnel de la sécurité publique, ne développeront pas nécessairement un TSPT. Certaines réactions à des événements possiblement traumatisants peuvent être considérées comme assez normales. Par exemple, on pourrait se sentir fragile ou incommodé au début, mais la plupart des gens se remettent et reviennent à leur état normal en quelques jours : toutefois, après avoir vécu un événement possiblement traumatisant, certains souffriront de problèmes plus persistants.

SYMPTÔMES DE TSPT À LA SUITE D’UN TRAUMATISME

Il existe quatre types de symptômes de TSPT qu’une personne pourrait ressentir après avoir été exposée à un événement possiblement traumatisant.

  1. Revivre l’événement traumatisant
    Un symptôme distinctif de TSPT consiste à revivre l’événement traumatisant. Cela peut se produire sous forme de souvenirs désagréables non désirés, ou de cauchemars récurrents. Certaines personnes revivent les événements plus intensément sous forme de «flash-back», ou retour en arrière, où ils ont l’impression de revivre réellement l'événement traumatisant.
  2. Réaction d’évitement
    Les réactions d’évitement s’accompagnent d’une forte pulsion poussant l’individu à éviter tout ce qui lui rappelle l’événement possiblement traumatisant ou qui y est associé de quelques façons que ce soit : les participants, les lieux, les objets, les activités, les odeurs, les images, les sons, les pensées négatives, les sensations physiques, etc. Certains feront tous leurs efforts afin de s’empêcher d’y penser ou d’en parler.
  3. Changements aux pensées et à l’humeur
    Des événements possiblement traumatisants peuvent changer la perception que les gens ont d’eux-mêmes, des autres ou de leur entourage. Ces changements peuvent engendrer des sentiments de découragement et de détachement, ou des difficultés à ressentir toute émotion positive – allant même jusqu’à ne pas éprouver la moindre émotion. De tels changements peuvent indiquer la présence d’un TSPT, particulièrement chez les personnes de nature « optimiste » ou « réaliste » qui deviennent de plus en plus  « pessimistes » à la suite d’un événement traumatisant.
  4. Changements aux réactions physiques et émotives
    Des événements possiblement traumatisants peuvent aussi causer beaucoup de détresse et provoquer des symptômes physiques. Les personnes touchées peuvent souvent être sur le qui-vive, ou se montrer plus nerveuses ou effrayées. Divers niveaux de stress, allant jusqu’au stress traumatique, engendrent des problèmes de sommeil ou de concentration. De plus, les événements traumatisants peuvent accroître les sentiments de colère, d’irritabilité, de honte ou de culpabilité.

Plusieurs personnes peuvent ressentir certains des symptômes décrits ci-dessus à la suite d’un événement traumatisant; néanmoins, pour la plupart, les symptômes disparaîtront en quelques semaines.

Si quelqu’un manifeste plusieurs des symptômes de chacun des quatre groupes mentionnés ci-dessus pendant plus d’un mois, et que les symptômes sont extrêmement bouleversants ou affectent leur travail, leurs relations personnelles, ou toute autre facette importante de leur vie, ils pourraient souffrir de TPST et bénéficieraient de soins appropriés en santé mentale.

Si vous croyez que vous, ou quelqu’un que vous connaissez, pourrait présenter ces symptômes, cliquez ici pour remplir un bref questionnaire anonyme de dépistage du TSPT.

Quoique le TSPT entraîne de nombreux effets négatifs, il existe des interventions qui peuvent s’avérer très efficaces pour traiter les symptômes. Pour en savoir plus sur le traitement du TSPT et accéder aux ressources offertes, consulter la rubrique, Comprendre les traitements du TSPT, ci-dessous.

RÉFÉRENCES ET LECTURES SUPPLÉMENTAIRES


COMPRENDRE LES TRAITEMENTS DU TSPT

Il existe plusieurs traitements pour le TSPT, soutenus par de nombreux projets de recherche rigoureux revus par les pairs (c.-à-d., des traitements fondés sur des données empiriques). Ces thérapies, appliquées par un professionnel, peuvent diminuer les symptômes de TSTP, améliorer la qualité de vie et permettre de développer les outils nécessaires afin de maintenir une bonne santé mentale.

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TRAITEMENTS FONDÉS SUR DES DONNÉES EMPIRIQUES

Thérapie de traitement cognitif (TTC)

Les expériences traumatisantes peuvent avoir un effet cascade sur plusieurs domaines de la vie. Une fois les impacts déterminés, un thérapeute en TTC peut aider à trouver des solutions et à développer une attitude mieux adaptée pour aller de l’avant. Une TTC peut aider un patient à gérer les pensées négatives entourant un traumatisme et ce faisant à changer sa façon de se sentir et de s’exprimer concernant le traumatisme, et ainsi réduire l’impact des symptômes de TSPT dans les différentes facettes de sa vie. La TTC consiste à discuter avec un thérapeute des pensées négatives concernant le traumatisme et à rédiger de courts devoirs écrits.

Le « Eye-Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) »

Les expériences traumatisantes peuvent être difficiles à comprendre et changent la façon de percevoir la réalité. On sait cependant que si une personne est très bouleversée lors d’un événement difficile, son cerveau n’intègre pas l’information comme il le ferait en temps habituel. Pour certaines personnes, parler d’un traumatisme est souvent trop difficile. L’approche thérapeutique Eye-Movement Desensitization and Reprocessing (EMDR) peut aider à absorber le choc, à intégrer l’information et à comprendre le traumatisme, ce qui contribue à réduire les symptômes de TSPT. Lors d’une session de thérapie EMDR le client évoque une image associée au traumatisme tout en portant attention au va-et-vient d'un mouvement ou d'un son (par ex., un doigt, une lumière, un son agité d’un côté à l’autre) que produit le thérapeute.

Exposition prolongée (EP)

Imaginez un enfant qui veut apprendre à nager, mais qui a peur de l’eau – comment pourriez-vous l’aider à vaincre sa peur? Peut-être, «commencer avec un jet d’eau, passer à une barboteuse et puis à une piscine plus profonde, et ensuite peut-être aller jusqu’à un lac ou même à la mer »? Essentiellement, vous voulez l’aider à développer graduellement de nouvelles aptitudes, à affronter ses peurs, et à diminuer son anxiété. L’exposition prolongée, ou EP, permet au patient d’affronter ses problèmes traumatisants de la même façon. Une fois qu’il a déterminé ses défis, établit ses objectifs et est assez à l’aise avec son thérapeute, ils pourront graduellement affronter, ensemble, les traumatismes. Une exposition graduelle à l’événement traumatisant (en commençant petit et en augmentant tranquillement) dans un environnement sécuritaire et thérapeutique peut contribuer à diminuer les symptômes de TSPT.  Les séances avec un thérapeute permettent de comprendre les expériences traumatisantes et de trouver les moyens nécessaires pour progresser vers une meilleure qualité de vie.

TRAITEMENTS DU TSPT FONDÉS SUR DES DONNÉES EMPIRIQUES

En plus des traitements mentionnés ci-dessus, l’American Psychological Association suggère la Narrative Therapy et le Brief Eclectic Therapy, des thérapies prometteuses, dont les chercheurs explorent actuellement l’efficacité dans différentes situations, sur diverses populations. Dans tous les cas, les personnes intéressées aux traitements du PTSD devraient consulter un professionnel de la santé qualifié. Pour plus d’information afin de comparer les différentes thérapies offertes en traitement du PTSD, cliquez ici.

REFERENCES AND FURTHER READING


QU’EST-CE QUE LA DÉPRESSION CLINIQUE?

On parle de trouble dépressif majeur (TDM), de dépression clinique, ou simplement de dépression lorsque se manifeste un ensemble de symptômes qui surviennent simultanément et qui peuvent apparaître à tout moment dans la vie d’une personne.

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SYMPTÔMES DE LA DÉPRESSION

  1. Éprouver du cafard, broyer du noir, se sentir triste, déprimé ou découragé;
  2. Perdre tout intérêt pour la plupart des choses qui nous plaisent;
  3. Dormir trop, ou ne pas dormir assez, comparativement à nos habitudes normales;
  4. Manger trop, ou ne pas manger assez, comparativement à nos habitudes normales;
  5. Bouger ou parler moins que d’habitude, ou au contraire : bouger ou parler plus qu’à l’ordinaire;
  6. Avoir peu d’énergie, ou se sentir épuisé;
  7. Avoir une faible estime de soi, penser qu’on ne vaut rien ou se sentir coupable de choses qu’on aurait faites ou non;
  8. Avoir de la difficulté à se concentrer (p. ex., au travail), ou avoir de la difficulté à prendre de simples décisions quotidiennes (p. ex., quoi manger, où manger);
  9. Avoir des idées morbides ou suicidaires, ou penser qu’on serait mieux mort.

Il est normal pour la majorité des gens d’éprouver quelques-uns, ou tous ces symptômes durant une assez courte période, ou de les ressentir à faible intensité. Dans certains cas, ils disparaîtront d’eux-mêmes.

Toutefois, si une personne présente au moins cinq des symptômes, dont au moins un des deux premiers sur la liste, durant deux semaines ou plus, et que ces symptômes nuisent considérablement à son travail, à ses études ou à ses relations, il est possible qu’elle souffre de dépression.

Certaines personnes peuvent connaître un, deux ou plusieurs épisodes de dépression (récurrents) au cours de leur vie. D’autres peuvent aussi vivre des situations semblables à la dépression clinique, comme le trouble dépressif persistant, ou dysthymie, où se manifestent moins de symptômes de la dépression, mais sur une plus longue période (plus de deux ans).

Si vous croyez que vous, ou quelqu’un que vous connaissez, présente des symptômes, cliquez ici pour répondre à un bref questionnaire anonyme de dépistage.

La bonne nouvelle c’est qu’on peut traiter la dépression. Pour en savoir plus sur les différents traitements de la dépression et pour avoir accès à des ressources pertinentes, consulter la rubrique, Comprendre les traitements de la dépression, ci-dessous.

RÉFÉRENCES ET LECTURES SUPPLÉMENTAIRES


COMPRENDRE LES TRAITEMENTS DE LA DÉPRESSION

Après avoir reçu un diagnostic de dépression, vous vous demandez peut-être
« qu’est-ce que je fais maintenant ». Heureusement, il existe plusieurs excellents traitements pour contrer la dépression! Vivre avec la dépression n’est pas facile, mais une thérapie avec un professionnel qualifié peut aider à diminuer les symptômes et la souffrance, à renouer avec les gens et les activités qui nous manquent, et à acquérir les compétences nécessaires pour conserver une bonne santé mentale. Plusieurs personnes qui suivent un traitement de la dépression fondé sur des données empiriques en guérissent et retournent à une vie normale.

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TRAITEMENTS FONDÉS SUR DES DONNÉES EMPIRIQUES

Un traitement fondé sur des données empiriques — aussi appelé traitement fondé sur des données probantes — est un traitement fondé sur des preuves et qui a été testé par plusieurs études de recherche rigoureuses, conduites par des scientifiques et des professionnels de la santé. Les études de recherche clinique incluent entre autres :

  • Le travail initial visant à établir si l’élaboration d’un nouveau traitement bénéficierait à un petit groupe de personnes;
  • Les études plus larges visant à établir comment le traitement se compare à d’autres traitements, ou à l’absence de traitement, sur un groupe plus diversifié;
  • La référence standard, l’essai clinique aléatoire, se définit par le choix au hasard d’un groupe de plusieurs personnes qui recevront ou non le nouveau traitement. L’assignation aléatoire permet de répartir entre les deux groupes d’autres facteurs, comme la personnalité et l’intervalle de temps écoulé depuis le traumatisme. Si les personnes qui reçoivent le traitement guérissent mieux que celles qui ne le reçoivent pas, on peut être certain que l’amélioration est due au nouveau traitement.

TRAITEMENTS DE LA DÉPRESSION FONDÉS SUR DES DONNÉES EMPIRIQUES

Médicaments antidépresseurs (MAD)

Les résultats de recherche factuelle indiquent que certains médicaments, appelés antidépresseurs, diminuent les symptômes de la dépression. Il en existe plusieurs dont : Prozac, Zoloft, Paxil, Celexa, Cymbalta, et Effexor. Les antidépresseurs agissent en rééquilibrant une ou plusieurs substances chimiques dans le cerveau, les neurotransmetteurs, qui influent sur les émotions comme la tristesse profonde et la dépression. Le but des antidépresseurs est d’enrayer les symptômes de la dépression et d’améliorer la qualité de vie du patient.Les antidépresseurs sont souvent prescrits par un médecin de famille ou un psychiatre et sont vendus en pharmacie. Les pharmaciens informent les patients des effets thérapeutiques des médicaments ainsi que des effets secondaires. On prescrit typiquement un médicament antidépresseur pour une durée de 16 semaines, mais la majorité des patients continuent le traitement plus longtemps. On prescrit une petite dose au début du traitement qu’on augmente graduellement chaque semaine afin d’établir la dose quotidienne maximale. Le médecin ou le psychiatre peuvent ensuite réduire la posologie si les effets secondaires ont nui au patient. Les principaux effets secondaires incluent la fatigue, la dysfonction sexuelle, les troubles de sommeil, la transpiration excessive et les maux de tête.

Thérapie cognitive, ou Thérapie cognitivo-comportementale (TCC)

Les thérapies comportementales et cognitives (TCC) sont des thérapies centrées sur la modification des pensées et des comportements. Par conséquent, pour traiter la dépression les TCC amènent le patient à modifier les pensées et les comportements qui entretiennent la détresse émotive, la tristesse profonde ou la dépression. Les patients qui souffrent de dépression ont l’impression qu’ils ne sont pas aimés ou désirés, ou qu’ils ne valent rien. Le comportement des patients dépressifs fait qu’ils s’isolent souvent du monde autour d’eux, ou négligent de s’occuper de leur santé et de leur hygiène. Les patients peuvent aussi cesser de participer à toute activité agréable ou qui leur fait plaisir. Le but de la TCC est d’amener le patient à changer ses pensées et ses comportements afin de soulager la dépression. Une TCC a souvent lieu au bureau du thérapeute, et ce dernier peut proposer des exercices à faire à la maison entre les séances. Ces « devoirs » permettent d’intégrer les habiletés enseignées lors des consultations, de faire des progrès plus rapidement et d’apporter une solution durable. Un traitement typique comporte 12 à 20 séances hebdomadaires en face à face avec un thérapeute qualifié. Toutefois, ce genre de traitement peut aussi très bien réussir via les technologies à distance (par Internet ou par application mobile), nécessitant peu d’interaction avec un thérapeute.

Psychothérapie interpersonnelle (PIP)

La psychothérapie interpersonnelle est un traitement de la dépression qui aide les patients à comprendre comment les relations personnelles dans leur vie influencent leur humeur et leur comportement. Avec l’aide d’un psychothérapeute qualifié, les patients commencent à évaluer leurs structures relationnelles et leur capacité d’intimité. De plus, les patients apprennent comment un contexte social et interpersonnel particulier (p. ex., perte de son emploi; décès d’un proche) peut influencer leur humeur, et comment acquérir les moyens efficaces afin de composer avec ces situations. Un traitement typique comporte 12 à 20 séances hebdomadaires en face à face avec un thérapeute..


En plus des traitements susmentionnés, l’American Psychological Association, le National Institute for Health and Clinical Excellence, ainsi que d’autres organismes suggèrent certaines thérapies prometteuses, dont les chercheurs explorent actuellement l’efficacité dans différentes situations, et sur différentes populations,
notamment : la thérapie comportementale, la psychothérapie de soutien ou centrée sur le client, ainsi que la psychothérapie psychodynamique brève.

RÉFÉRENCES ET LECTURES SUPPLÉMENTAIRES